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La grande forêt.
Un peintre de génie a posé sa palette
Sur le châssis d’un ciel où se mire un étang.
Le feuillage brodé de dentelles coquettes
Laisse voir le duvet des dessous bourgeonnants.
Murmures d’un orchestre en ce domaine étrange,
Scène d’un grand spectacle où l’ambre épouse l’or,
Aux frôlement des fées, au souffle ailé des anges
La lumièreallume en splendide décor.
Les vieux troncs tout ridés de leurs griffes d’histoire
Poussent en balançant les turbulents buissons,
Certains posent leurs ans à l’épaule du soir
D’autres plus orgueilleux dressent leur frondaison.
Seule dans la clairière et l’âme mise à nu
Je quitte avec regret l’ombre où poudre un pastel
La verte cathédrale embue mon coeur ému,
Dôme majestueux semblant porter le ciel.
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Anita
Nov2006
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