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Les embruns torturés.
A bord de ma vie, je voguais doucement.
Quant un joli minois, le tournant aborda.
A croiser son regard, mon cœur vacilla
Je ne savais plus d’où venait le vent !
Cette silhouette bouscule mes hasards,
Comme le soleil dissipe le brouillard !
La barre devient folle, je perds le cap !
A ma porte, soudain, l’amour frappe.
Des images reviennent, douceur amère,
De tendres promenades en bord de mer,
De corps enlacés, oubliant le monde,
De rêves brisés en une fraction de seconde.
Les embruns torturés des tempêtes d’hier,
Sont, autant d’épaves d’un étrange cimetière.
Le présent n’est plus qu’un bateau fantôme,
Ivre d’errances sans horizons et sans automnes.
A bord de ma vie, je ne peux plus aimer.
Quant ce joli minois s’est retourné,
Mon cœur s’est enfui, mon regard n’a pas osé.
Je ne sais plus d’où vient ce vent mauvais !
Je pleure ce sentier, désormais oublié,
Ou les ronces ont la place des roses du passé.
Demain ! Oui, demain ! une autre terre
Peut être, un nouvel univers.
A bord de ma vie, j’apprends à aimer.
A aimer mes regrets, pour vivre mes espoirs,
Quant un joli minois, dans le creux d’un soir,
Fera mon devenir d’un regard croisé.
Vincent
( peinture « Embruns et écume, » Francis ECK)
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
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