|

A la feuille morte d'Automne immobile dans un coin.
Au très vieux fer qu’avec les années s’est oxydé.
Aux fontaines de villages qui se meurent assoiffées .
Aux rivières qui sèchent, par la canicule, l'été.
Aux vagues déferlants, qui cognent contre les rochers.
A la pluie, qui frappe contre mes vitres l'hiver.
Au tonnerre, qui fait mes chats trembler.
Aux bancs solitaires de parcs, abandonnés.
A la douce brise, que mon visage sait caresser.
Au violant mistral, soufflant comme un déchaîné.
A la neige de montagnes, d'un blanc immaculé.
Aux pierres précieuses, des anneaux de mariés
Qui ne s'abîment pas avec le temps brillant sans arrêt.
A toutes les roses qui fleurissent au mois de Mai.
Aux arbres majestueux, les érables, les cyprès.
Aux fleurs champêtres, de campagnes et des près.
Aux animaux que l'on abandonne, au moment de congés.
Aux enfants martyres par des mains sans dignités.
Aux poètes amateurs qui cherchent se faire édicter,
Aux sites poétiques qui on sut un jour nous héberger.
A mes lecteurs fidèles qui savent m’encourager.
A l'arc-en-ciel dans le ciel, lumineux et colorés.
A la lune et aux étoiles la nuit lorsque je suis inspirée.
A ces êtres et choses je dédie ma poésie, avec sincérité.
Paquita
|