Almostakbil Poèmes (Mon quartier labyrinthe)

 

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Mon quartier labyrinthe (suite 21)

le lundi 27 novembre 2006, à 14:03. Posté par almostakbil


    Il n'arrêtait pas de boire
    De raconter ses déboires
    Il se souvient comme si c'était hier
    De ses peurs et de ses priéres
    Au milieu de ces vagues montagnes
    Aussi hautes que celles de sa campagne
    Dans une obscurité absolue
    A perte de vue
    A qui demander secours
    A qui demander retour
    Lui qui fuyait la faim
    Echapperait-il à sa fin

    Mais, il était croyant
    Il a imploré le tout puissant
    Dieu, le clément
    De reporter ou d'apaiser le jugement
    Il n'avait rien fait de méchant
    Il ne méritait pas un châtiment
    Mais, si tel était son destin
    Il accepterait avec courage sa fin

    Puis, comme s'il traversait un entonnoir
    Ou plutôt, un trou noir
    Il fût transporté dans une célérité
    Qu'il devançait ses pensées
    Il était à l'extérieur de son corps
    Il se croyait mort
    Pour une fois, Il se sentait libre et léger
    Il n'avait besoin, ni de boire ni de manger
    Il ne sentait ni chaud ni froid
    Ni courage ni effroi
    Pour une fois
    Il n'y avait pas besoin de loi

    Aprés qu'il ait été en tous lieux
    Il a ouvert les yeux
    Il s'est retrouvé sur un rivage
    Qui ne ressemblait pas à sa plage
    Il se devait de se relever
    Inspecter son corps, qu'il a retrouvé
    Il était sauf et sain
    Puis, il repensait au pain
    Comme au début, il avait faim

    A suivre..
    Almostakbil

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Mery le lundi 27 novembre 2006, à 21:36
Je n'ai pas suivi depuis le début, mais je trouve tes mots extraordinaires: pour une fois, il n'y a pas besoin de loi, puis un retour, penser au pain comme au début. Bravo. Amitiés

Paulette le jeudi 30 novembre 2006, à 21:21
Je continue à suivre je vais au suivant ; bisous;paulette

Sawsan le jeudi 22 février 2007, à 12:23
Comme quoi, rien ne sert de "leçon", d'intérêt si l'on n'est prête guère d'attention, seul le ventre réclame et l'on s'exécute, seul le corps crie famine et l'on s'évertue à trouver sa pitance pour survivre"...

Sawsan ^^ le jeudi 22 février 2007, à 12:24
si l'on n'y prête attention ...

qavrrhep le mercredi 20 novembre 2013, à 13:47
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