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Traversé par l'éclair blanc
Des doutes et puis des pleurs
Mon corps devient couleuvre
et l'hiver a tôt fait de brûler
Une à une mes paroles
Que dans ma peau de serpent
Dans le froid, je m'en frigorifie
Jusqu'à ce que mon ame craque
Et qu'ainsi mise à nue
Sa putride odeur purifie
Comme un essain de fruits.
Et de couleuvre je deviens papillon
Un geste, un bruit d'ailes
Un murmure, un reflet, un visage
Une trace , un chemin que l'on suit
La mise à nu de mon ame.
L'hiver, le froid, le givre
Mes nerfs, mes mots, mes rêves
Nouveau, cyclique,le renouveau
L'étre vit ,l'étre meurt
Laissant fuir des millions d'ames
Sensibles à l'espoir d'un mieux
Que la douce odeur purifie
Comme des gerbes de fruits
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