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Est-il ange plus doux que celui du mépris ?
Vous toisant solennel en un semblant de vie,
Se repaissant du fiel que fomentent' en silence
La démence et l'envie, d'un Amour sans absence…
Mais pour l'apparat, garder un sourire aux lèvres,
Patientant au cœur d'une nuit qui ne s'achève,
Somnoler dans le froid de ses vieilles ténèbres
Goutant aux morsures d'une folie sans trêve…
Et quand viendra ce jour où courage aidant,
Baignant en la lueur lucide de l'instant
Je mettrais un terme, de quelconque manière
en cette si terne errance de l'éphémère,
Me fera t'on la grâce ayant gouté l'Enfer
D'une ultime douceur, qui se nomme Néant ?
M'accordera t'on, la force de dire au Père
Qu'il me fatigue tant d'être de ses enfants ?
Qu'ils répandent là-bas leur sang dans les fièvres,
Et ne croient en l'Amour, qu'au fin fond de leur rêves !
Qu'ils tiennent au pouvoir comme l'arbre à sa sève
Et qu'en leur côté, l'existence est si funèbre…
Hélas, de mon tombeau aux feintes apparences,
Ne pouvant contraindre ce cœur à l'ignorance
Du sentiment, qu'étreint une infinie tendresse,
Puisqu'il n'est point de joie s'il n'est pas de tristesse,
J'irai regrettant vie, et mes Frères d'espèce.
N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.
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