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J'oublierai peut-être les mirages du désert
Qui remplissaient mon coeur de toutes les merveilles,
Ou bien ces étoiles perdues dans l'univers,
Peut-être même l'éclat de la neige qui sommeille.
J'oublierai peut-être la furie de l'océan
Lorsqu'il se jette déchaîné contre les rochers,
Ou bien le son si doux du vent que j'entends
Le soir murmurer dans les branches des pommiers.
J'oublierai peut-être l'odeur de la forêt
Encore humide après l'orage de la nuit,
Ou bien la nage des dauphins aux jours d'été,
Ou encore le parfum des fleurs de la vie.
J'oublierai peut-être le vol des ibis noirs
Qui voudraient fuir l'hiver pour le paradis,
La folie des grandeurs qu'ont les hommes ce soir,
Ou bien la rose des sables des mille et une nuits.
Mais...
Il est une chose que je n'oublierai jamais,
Qui remplacera la voix de toute ma raison
Et restera toujours dans mon coeur, gravée
Par dessus tous les plus beaux miracles:
Ton nom.
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