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Ne craints pas la fraicheur de la nuit
Détache tes bijoux et défais tes habits.
Laisse moi faire de tes hanches des rondeurs assassines,
Ce soir tu es à moi viens que je te dessine...
Mon ébauche signera les secrets de ta peau
Ais confiance en mes yeux autant qu'en mon pinceau.
Il couvrira ton corps, d'un voile opalescent,
Pour que tu n'ais pas froid, enflammera ton sang.
Laisse le révéler l'envolée de ta taille,
La cambrure de tes reins, tes cheveux en bataille.
Laisse le dévoiler les cimes de ton corps,
Mon pinceau te désire me domine et se tord.
S'il jalouse mes doigts qui s'agrippent à tes fesses,
C'est que meme fougueux ses coups sont des caresses...
Pourra-t-il achever ce qu'il a commencé ?
Ou faudra-t-il qu'il cède devant tes seins dressés ...
As-tu au moins conscience tu n'es pas que gracieuse ?
Libertine pudibonde ambigue et rêveuse
Angélique ou démone te voilà démasquée,
Tu taquines l'artiste sais-tu que c'est risqué ?
L'aquarelle peut attendre elle peut meme se languir
Du rouge sur tes joues qui ne cesse de rougir...
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