|

Depuis la mort de son père
Lui l'aîné de six frères
On le sent toujours triste,
Sa vie est devenue un supplice
Il voit toujours le pire
Ça sert à rien qu'on lui dise
Dans sa tête tout chavire.
Il est à bord du précipice
Il ne pense qu'à se détruire.
Les pneus grincent, crissent,
Sa vitesse il l'accélère
Il veut mourir !ça c'est sûr.
Tout à coup dans son coeur triste
Il ressent un grand vertige
Pensant soudain à sa mère
Qu'elle fait souvent des prières
Et à tous ses sacrifices
Et à ses douces manières
Ainsi qu'à ses petits frères
Qu'il faut bien qui grandissent
Il faut remplacer son père.
Tout à coup il se maîtrise !
Il adresse une prière
Dieu entend son supplice
Il oublie son calvaire.
Toutes ses idées grises,
Se noient dans la rivière.
Très loin du précipice
Il sort embrasser la terre
Et à sa mère que trop triste
Pleure et se désespère.
Il lui dit, mère Dieu existe !
Jamais je n'exagère
C'est grâce à nos prières
Que pour toi je subsiste,
Car je t'aime tant ma mère;
Même si c'est un sacrifice
Elever mes petits frères
Sont aussi mes délices
Et je me sens aujourd'hui fier,
De remplacer mon père.
Paquita
|