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Mes soirées d’hiver.
J’ai regardé la vie, droit dans les yeux,
Croyant au soleil même quant il pleut.
Je n’avais pas d’autres excuses,
Qu’une jeunesse aveugle et confuse.
J’ai allumé, mille et un feux de joie,
Sans penser à mal, sans penser aux lois.
Guider par des amours hasards,
Des sentiments bizarres,
Remplis de plaisirs trop courts,
Quand vient le petit jour.
J’ai traîné ma carcasse,
Entre mensonges et ivresses
Au delà des idéaux,
Au delà des flots,
Jusqu’à ce quelle se fracasse.
Je me suis perdu, en réalités
En de brumeuses vérités,
Où, le rêve n’a plus sa place,
Où, le verbe n’a plus d’audace.
J’ai affronté la mort, sans lui parler,
Pensant perdre tes sourires, à tous jamais.
Le mal, de mon corps se nourrissait.
L’espoir m’avait, quelque peu oublié.
Chaque mot était une souffrance,
Même Dieu prenait ses distances.
Un à un, les jours osaient un demain,
En une mélodie du dernier matin.
J’ai fermé les yeux, cherchant la nuit
Sur la pointe de la vie, sans bruits,
Comme ultime silence,
Un départ en errance.
Il est des nuits, ou les vents vous parlent.
Murmures d’un essentiel différent.
Ma vie s’épuise à chaque souffle,
La dame noire en fermera, bientôt la boucle.
J’ai rencontré la vie,
Et j’ai frôlé la mort.
Au bout de mon voyage,
Aux milles et un visage,
Il ne me reste que peu d’amis,
Et beaucoup de mélancolie.
Quelques belles aventures,
Me rappelant la mer,
Comme de vieilles couvertures,
Pour de longues soirées d’hiver!
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
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