|

Perché à la cime du tilleuil
vivait une famille de corbeaux.
et l'arbre devint une maison,
une maison pleine d'oiseaux.
quelque part en ce vieux palais
se prépare un bal masqué.
devant les cieux,brillants d'étoiles
s'annonce un drôle de carnaval.
Empli du doute opaque de l'angoisse
les corbeaux s'habillent de silence.
la scène est dressée,les dés jetés
les oiseaux vont pouvoir commencer.
Un premier tableau s'anonce se devine
tous les corbeaux en une ronde
se mettent en boule,forment un monde.
un grand oiseau,sur la gauche
porte un masque,bleu et étoilé!
uncle Sam!Ainsi il s'est présenté
Son sosie sur la droite s'est levé
Tout de rouge vif est habillé.
Tovarisch,camarade a-t-il crié.
Ils s'avancent l'un vers l'autre
Marchant sur des dos dignes de corbeaux
Se trouvant maintenand face à face
Leurs longs becs en forme de fusée
Mais ils nous laissent dans l'inconnu
Le premier tableau s'est éffacé
qu'un deuxième déjà se devine.
Un tiers des corbeaux est grimpé
un masque blanc chacun revêt
ils se gavent de nombreux fruits
qu'ils jettent à moitié croqués.
Sur les branches du bas c'est dramatique
Des volatiles jaunes et noirs font la mimique
les pattes en l'air ,le ventre rond,
Nul doute qu'ils symbolisent la faim
un qui gache et deux qui crèvent
sur cet act la lumière s'éteint
pas bien le temps de se remettre
Que déjà le rideau se lève.
un gros corbeau, tout d'or vétu
trône, un cigar au coin du bec
tous les autres oiseaux sont alignés
En remuant les ailes à la chaîne
et puis l'on apporte une grosse galette
le gros corbeau lui fait la fête
Plus les autres mangent les miettes
Puis le tableau est interrompu.
perché à la cime d'un tilleuil
Vivait une famille de corbeaux
ils fleurissaient d'intelligence
mimant les hommes mais en silence
Hier, le tilleuil a été coupé
et les oiseaux désespérés
Dans les champs s'en sont allés
se suicider de notre engrais.
|