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Ça souffle des démons dans le ciel qui se gâte
Ça emporte les toits ça vous fait chavirer
Ça hurle, ça fouette ça bouscule et ça démâte
Avis de tempête, mon amour vient d’arriver.
Sur un petit nuage,
Séraphin ailé
Si belle et si peu sage
Tu viens me frôler.
Les épées s’entrechoquent et c’est fer contre fer
Et l’assourdissant roulement des canonnades
Dans la fumée, les cris, dans le feu de l’enfer
L’amour allume la mèche de mes gonades
Sur ton petit minois
Sourire ingénu
Si doux que je m’y noie
Hâve et moitié nu
Mistral arrogant, le crépitement des flammes
Et la garrigue soudain changée en brasier
Sous le pin parasol se prépare le drame
Mon amour incendiaire et jamais rassasié.
Ton joli petit sein
Pointant sous la soie
Qui allume à dessein
Un grand feu de joie
C’est un homme que la fièvre brûle et ravage
Il a perdu, un gage.
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