L'Ami du Vent

 

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Géométrie Bio...

le vendredi 22 décembre 2006, à 09:53. Posté par Jeremy (auteur : Jeremy)


« Et à ce désespoir complet le plus profond,
Un sourire imprévu au milieu de plus rien,
Le souffle d’une vague, qui roule l’horizon,
Dans un fracas d’éclat qui rétablit le lien…

Dans ton dos le chaos d’un monde à la dérive,
Qui meurtrit le soleil en le voilant sévère,
Juste là, devant toi, quelques mots qui s’écrivent,
En lettres de lumière d’une pure prière… »

*******************




C’était des formes humaines, là, il semblait bien,
Ça riait comme on glousse
Ça pleurait comme on tousse,
Souviens-toi, souviens-toi, lorsque tu disais rien,
Ils se congratulaient avec force manière,
C’était des formes humaines, là, il semblait bien,
Ça disait le contraire
Des pensées de carrière,
Souviens-toi tu voyais, rien d’eux ne t’échappait,
Tu savais comme vient, l’instant de transparence
Où tes larmes disaient plus fort que leurs fringuances.

Ils écrivaient des mots, parce que ça faisait beau,
De faire avec la bouche des phrases vers le haut
Pour séduire facile
Comme fait l’animal quand il fait l’imbécile.

Une tristesse infinie
Parcourait ton visage, à la lecture ouverte
D’une souffrance vraie dans un monde d’ici,
Dont tu savais les plaies, gaspillages et pertes.

C’était des formes humaines, ils donnaient une fête
A leur science à leur art à leur gloire et bravo !…
Et des brosses qui passent à l’extase du dos
Avec des compliments plein remplis les brouettes.

Tu ne disais qu’un mot, le seul qui fut valable,
Avec les dimensions de sa réalité
Avec la force de sa liberté.
Et il prenait son vol, survolant impeccable
Tous les autres écartés dans leur majorité.
Tu dénonçais les projectiles
Des projections faciles dans leurs automatismes
A des couleurs de prismes
Qui changent tous les jours tout le temps face ou pile.

Rappelle-toi, c’était
Aussi des jours de joie à certaines rencontres,
A tous ces bouts de rire qui font de grands ruisseaux
Et c’était pour finir des océans, c’était,
Ils ne comprendraient pas, en certains cas s’effondre
Les sourires entendus quand ils volent pas haut.
…

C’était, c’est toujours là je l’ai gardé précieux,
Tous ces rares cadeaux, en profonds sentiments
Qui sont restés présents,
Toujours tu seras là, et de jour mieux en mieux,
Par ton regard je vois, par tes idées je pense,
Comme ce monde danse,
Comme les rues sont longues
A des jours prosternés à des fatalités,
Comme les rues sont longues,
A de grises distances des couleurs d’un été.
Comme ils disent les mots,
A parler chacun sûr véritable à tous coups,
Et bas et haut,
A descendre à monter à tourner dans la roue
Des facéties publiques.
Comme ils disent les mots…

Quand tu t’émerveillais encore, comme une enfant,
En t’amusant de tout en riant aux éclats,
Les ingrédients
Pour meubler l’horizon, qui se forme et réplique
A l’exacte mesure de la joie mise à plat.

Rappelle-toi, rappelle-toi, cette salve de vie,
Cet élan de bonheur quand tout devenait simple,
Et puis ces mots précieux, qui sonnent encore ici
Tout autour de partout quand l’amour tout contemple.
Il y a des formes humaines, encore, c’est plein d’espoir,
C’est rempli de promesses, avec un peu de chance,
Plein d’éclat plein de fois pour justifier l’amour,
Sans même plus de haine, en ayant fait le tour,
Il y a des formes humaines, encore, qui se balancent
En des questions sans fin d’incroyables histoires.

Souviens-toi, souviens-toi, lorsque tu disais rien,
Ils se congratulaient avec force manière,
Tu avais vue le sens, tu avais vue le lien,
D’un chemin qui menait tout droit vers la lumière.

Souviens-toi tu voyais, rien d’eux ne t’échappait,
Tu savais comme vient, l’instant de transparence
Où tes larmes disaient plus fort que leurs fringuances.

Tu te souviens…



à S.V.

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
Réjane le vendredi 22 décembre 2006, à 21:26
Difficile à commenter celui là, j'aime sa fluidité, sa réflexion lancinante, ça ressemble à ces moments où on se parle à soi même, souvenirs, souvenirs, qui reviennent sans fin. Bien joli texte Jeremy, bravo :)

Jeremy (L'ami du vent) le vendredi 22 décembre 2006, à 21:34
Merci pour ta réponse, Réjane. Avec toute mon amitié;

Jeremy (L'ami du vent) le vendredi 22 décembre 2006, à 21:36
Ce n'est pas le "bravo" qui m'importe le plus...;) Passe de bonnes fêtes.

Marie (Battementd'elle) le samedi 23 décembre 2006, à 01:25
Il y aurait tant à dire sur ce poème et tant de phrases à citer qui en valent la peine ... En réalité, les deux strophes d'en-tête, que je trouve superbes, résument à peu près tout : flagrante opposition entre, d'un côté, ce que l'on ne trouve pas dans ce monde chaotique, ce qui est loin de nous satisfaire, ces flatteries, ces orgueils, ces apparences, ces "brosses à reluire", cette lamentable superficialité ... et de l'autre côté, ce qui nous accroche, ce qui "vaut quelquechose", de la simplicité, de la sincérité, de la profondeur, de vrais rires, de vraies larmes,de la transparence, de véritables sentiments : rares tout çà, donc précieux, axés vers un seul état d'âme et d'esprit : l'Amour au sens large du terme et dans sa plénitude. Dès lors que l'on a cette vision et cette prise de conscience, dès lors que l'on a touché, connu ou vécu cet Amour là, il est impossible de ne pas s'en souvenir, Jérémy ;-)). Je t'embrasse. Marie.

Jeremy (L'ami du vent) le mardi 26 décembre 2006, à 09:46
Ce poème est dédié à une amie qui a eue longtemps à se battre contre la maladie. C’est donc beaucoup au corps médical qu’il est fait allusion. Impossible de ne pas s’en souvenir, en effet. Encore une fois je suis touché par tes mots qui prolongent bien l’idée, même quand il n’est pas très facile d’interpréter un poème. Je t’embrasse bien volontiers..

Dago Laborel le vendredi 13 juillet 2007, à 10:05
Bravo t'importe peu, mais quand on est touché par la beauté d'un texte et qu'on ne veut pas parler trop pour ne rien dire, que dire d'autre que bravo, justementy

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