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Il me traque,me malmène
Il me sappe, se déchaîne
m'entraînant toujours plus loin
Qu'un ici.
C'est le pas de celui ou de celle
Qui court sur les routes,
La nuit.
Il est trop seul, souvent trop loin,
Banni.
des barbelés imaginaires
Ensemble, en avons nous seulement
Franchi.
solitaires en ce bas monde,
Un pas de trop et tout
Finit.
Je me sens trop vieux sur la ronde
De la poussièreuse planète où
Je vis
Dans ce siècle qui commence
Me laissant plein de doutes,comme
Abruti.
Le pas ,le pas de trop .
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