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Vertiges

le vendredi 22 décembre 2006, à 22:14. Posté par Sylvain


Aux frontières du connu, à la lisière d'âme,
S'ouvrent les précipices acérés et sans vie,
Berçés des flots hallucinés des envies,
La quête d'une existence ou l'attrait des flammes?

Schizophrenie,
Ou bien ouverture d'esprit?
Perdu entre un Alceste de Mélancolie,
Et la Rose symbole de vie,

Je laisse venir l'instant,
Sensible aux sens des vents,
Et l'air lunatique par moment,
J'avance au rythme du sang...

J'aime simplement marcher,
Au bord d'abysses vertigineuses,
Au plus près des peurs primitives,
Au coeur de Mélancolie.

Et j'aime simplement rêver,
Au bord des mers de lumières,
Au plus près des âmes vives,
Et des mouvements fins et légers.

Au mépris du regard inculte,
Au delà des coeurs jaloux et prétentieux,
Je tisse comme l'Epeire,
La toile argentée de mes pensées,
Entre les branches des arbres effeuillés,
Et les tiges des plus douces fleurs endémiques.

Ici vous ne trouverez que douceur,
Lenteur excessive et couleurs,
Et parfois, malgré moi,
Au détour d'un vent contraire,
Une noirceur, la chaleur d'Enfer,
Et les humeurs nocturnes,
D'un misanthrope convaincu et emmuré.



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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
vs591 le samedi 23 décembre 2006, à 09:47
la vie c'est aussi cela comme une incertitude d'etre d'aimer de rever ! amitié vincent

Choos le mercredi 27 décembre 2006, à 00:12
Je pense parfois comme ca, tu le sais... je n'arrive pas à le rediger, alors continue de retranscrire tes sentiments et tes émotions, qui sont parfois les miens aussi !

Marie (Battementd'elle) le lundi 01 janvier 2007, à 21:33
C'est en effet "aux vertiges" du bord de ton Être, que tu nous emmènes, Sylvain, à cette lisière d'âme où se bousculent à la fois des rêves, des pensées, des envies, des souffrances, des peurs, des "blancheurs" et des "noirceurs". La sensation étrange de se trouver toujours à la limite d'une rupture d'équilibre, à la portée d'un souffle qui pourrait tout faire basculer d'un coup ... il y a une telle fragilité qui transparaît dans les fils colorés de cette "toile argentée", qui ne se veut que finesse, douceur, soyeux, transparence, mobile et docile au gré des vents ... et comme par excès de sensibilité, un besoin de se protéger, parfois même de se réfugier, voire de sombrer vers des mélancolies, des solitudes ou des nuits noires qui ne sont que l'envers de ce que l'on est et le revers de ce que l'on espère. Beaucoup aimé tes vers, Sylvain, mais ne reste pas "emmuré", c'est tellement mieux de respirer à l'air libre ! ;-)) Toute mon Amitié. Marie.

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