Aux bords de tes yeux

 

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Le chemin de Ronde

le lundi 25 décembre 2006, à 09:35. Posté par Vincent


Le chemin de Ronde

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Je t’ai vu, l’autre jour, errant pas à pas.
Tu cherchais un quelque part,
Mais tes yeux n’y étaient pas.
Tu n’étais plus là ! Il était si tard !
Je t’ai vu, l’autre jour, habillée de tristesse,
Tu cherchais un hasard, une faiblesse
Une image,
Un visage ?
Je t’ai vu, l’autre jour, tes lèvres caressées
Tu cherchais une trace par l’autre laissée.
Plaisirs enfouis,
Aux souvenirs de tes nuits.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Il était un matin, au bord d’un lac,
Loin des lueurs, d’une ville lumière,
Ou, il ne fait jamais beau.
Perdu en la vie, les sentiments en vrac.
Sur des chemins de poussière,
Tombant dans l’eau.
J’allais, les pensées d’un pénitent,
Sans même répondre, aux murmures du vent.
Il était un matin, au bord d’un regard,
Une frêle silhouette, surgit de nul part.
Nuée éclatante dans l’aube naissante.
Belle, fragile comme absente.
Il était un matin, au bord de la rosée,
Ou, en silence le verbe aimer
Se donna à conjuguer.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Ce soir, ma plume compte les saisons,
De rimes amères en étranges chansons.
Retournant sur ce chemin de Ronde,
Juste pour apercevoir l’onde,
D’un amour qui fut,
D’un amour qui n’est plus !
Ce soir, ma plume pleure ces mots.
Toutes ces voyelles et ces consonnes,
Désormais, je les abandonne,
Aux herbes folles et aux roseaux.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Je m’endors, ma nuit en lassitudes,
Mes rêves auront cette certitude,
D’être là chaque espoir,
Revenants fatigués d’un « au revoir » !
Une larme au creux de ma main,
Comme une goutte d’amour,
Oubliée au bord d’un chemin,
Comme une goutte d’amour
Oubliée au bord d’un toujours !

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Vincent

(Peinture de Patrick ROGELET)


« Si nous étions violents, nous n’aurions plus de cause à défendre » Dalai Lama

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
... le mardi 26 décembre 2006, à 00:06
Bien qu'habillés de tristesse en ces jours de fêtes et d'espoirs, tes mots sont tendres et touchants, on a qu'une envie effacer ta peine...

kat02 le mardi 26 décembre 2006, à 11:03
Un amour qui fut et qui n'est plus, mais qui t'habite toujours, encore et encore. C'est vrai que l'on aurait qu'une envie, celle de t'entourer de tendresse pour te faire oublier ta peine....Amitié

Kertach Med le mardi 26 décembre 2006, à 13:46
Très bien écrit cher Vincent,j'en suis ému.Merci.

Paulette le mercredi 27 décembre 2006, à 20:27
Très beau vincent , très ému; amitiés;paulette

Paulette le jeudi 28 décembre 2006, à 21:54
Vincent je suis morte de rire, le jour ou je serais président les poules auront des dents. Clin d'oeil; bises;paulette rire

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