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La neige se dépose en de doux flocons blancs,
Recouvre de sa laine les flancs de mes coteaux,
Le bouton d’une rose se givre lentement,
La nuit sera sereine, le vent est au repos.
Alors dans les nuages, qui s’ouvrent peu à peu,
Se dessine en cristal aux cent mille reflets,
Un nouveau paysage qui parsème les cieux,
D’une fresque d’étoile pour un tableau parfait.
Cette soirée de veille s’achève doucement,
Et derrière la fenêtre se ferment les paupières,
Car déjà le sommeil vient emporter l’enfant,
Pour laisser apparaître un rêve de lumière.
Son visage serein s’imprègne d’un sourire,
Quand il entend au loin tinter quelques clochettes,
Sous son habit carmin il va bientôt venir,
L’homme à qui les gamins, ont fait tant de requêtes.
Et sa luge dessine des poussières d’argent,
Et les pas de ses rennes, s’impriment dans la nuit,
Et sa barbe opaline renvoie au firmament,
Les reflets qui s’égraine à l’aplomb de minuit.
Son traîneau, arrêté juste au dessus du toit,
Il épaule sa hotte et descend lentement
Dedans la cheminée où l’âtre est déjà froid,
Suspendu à sa corde il offre les présents.
Les yeux écarquillés devant tous ces cadeaux,
Le gamin ne peut plus se tenir plus longtemps,
Il descend l’escalier il ne peut dire un mot,
Et ses parents émus l’embrassent tendrement.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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