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Ils déambulent en marge empruntant le bas côté,
Et sur des chemins plus larges on les sent nous déranger,
Car ils ont commis le crime, d’être du mauvais côté,
Et on leur toise l’échine pour bien mieux les accabler.
Et c’est dans ce tribunal que nous sommes les jurés,
Et l’avocat général continue son plaidoyer,
Mais quand au verdict final il est déjà décidé,
Car pas un dans cette salle n’eu l’audace de s’exprimer.
Et pourtant bien des consciences sont heurtées par ce principe,
De jeter hors de la France ces réfugiés politiques,
Ils ont parcourus la terre pour arriver à Callais,
Et rejoindre l’Angleterre pour connaître enfin la paix.
A coups de lacrymogènes ils sont alors débusqués,
De ces squats ou nombre mènent une survie acharnée,
Ils sont là comme des renards tapis au fond du terrier,
Que d’immondes salopards traquent sans humanité.
Sur l’échelle des valeurs, combien vaut un étranger ?
Avons-nous encore un cœur qui pousse à se révolter ?
Mais il faut que je vous laisse car commence à la télé,
La série dont la finesse occupera mes pensées.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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