Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Ainsi parle la rose.

le mardi 02 janvier 2007, à 08:12. Posté par Stéphane Borrell





L’été n’en finit plus, et je reste contrainte,
D’arborer chaque jour ma robe d’apparat,
Je voudrais être nue, me reposer sans crainte,
Que l’hiver à son tour me prenne sous ses draps.

De bien trop de soleil, j’ai appris la brûlure,
Et je n’ai respiré que de l’air oxydé,
Et ma robe vermeille, rapiécée de couture,
Est de mode passée, et de couleurs fanées.

Je ne suis syndiquée, exploitée à outrance,
Mes épines jadis étaient bien acérées,
Mais de rouge habillée, j’ai perdu ma fragrance,
Mes larmes de rubis ne cessent de couler.

C’est une courte nuit qui m’est là, accordée,
Pour qu’au réveil hâtif du printemps qui accourt,
Je sorte de mon lit, encore ébouriffée,
Mes pétales chétifs trahiront mon cœur lourd.

Grand-mère, je me souviens, des histoires d’antan,
Où tu me racontais ta vie aux pieds des vignes,
Ton cœur était serein, car les hommes étaient grands,
La terre était l’amie qu’ils traitaient en intime.

Et pourtant il faudra, en rose de jardin,
Que je vive sans osmose n’ayant plus de saison,
Mais qui donc survivra, lorsque viendra la fin,
De l’homme où de la rose, qui sera moribond ?


©Stéphane Borrell Sabam 2006

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet