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N’encombre pas ton cœur du poids de la rancune
Laisse partir au vent ce poison délétère
Jette par-dessus bord le sac de l’amertume,
Un arc-en-ciel surgit d’un instant éphémère.
Prépare bien tes yeux, le soleil va paraître,
Illuminant ce monde que tu voyais noirci.
C’est vrai que la souffrance sans cesse peut renaître
Mais en toi est la joie immense de la vie.
Si parfois s’abandonnent tes pensées au chagrin,
Et ton corps qui te lâche, misérable destin,
Ouvre la page Amour qui dort au fond de toi,
Regarde d’un œil neuf ce qui va de guingois.
Tu trouveras des forces à aller de l’avant,
A savourer l’instant qui t’accorde un répit,
Et si tu t’aimes bien, tu aimeras autant
L’univers imparfait, l’ennemi ou l’ami.
02.05.2004
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=lareveuse
* Illustration de l'auteur
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