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Ils étaient là, comme chacun, ils cherchaient d’autres conditions,
Et toujours le même refrain, certains sont riches et d’autres non.
Ils osaient se salir les mains, nous les voyions comme des souillons.
Considérés comme larbins, ils acceptaient la soumission.
Certains étaient européens, d’autres venaient d’autres régions,
Ils avaient tous un point commun, ils ne pouvaient pas dire non.
Et pour ne pas crever de faim, ils s’en allaient tous au charbon.
Vivant hier et morts demain, ils nous ont offert leurs poumons.
Je sais gueule noire, tu te souviens, du nom de tous tes compagnons,
En reste-t-il ? Si oui ! Combien ont survécus à ces bas fonds ?
Entre le grisou et la faim, entre le cancer et les gnons,
Vous étiez patrie d’orphelins, mais vous surviviez dans l’union.
Vous étiez parqués comme des chiens, dans des cités portant vos nom,
Non pas Marcello ni Julien, mais les mineurs et leurs corons.
Alors qu’aujourd’hui tout va bien, il reste encore vos rejetons,
Qui se croisent la fleur à la main, à la toussaint sur vos tombeaux.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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