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Quant au loin j’entendis déposé par les flots,
Ce doux chant enivrant qui vous pique la peau.
Quant au fil des arpèges qu’égraine l’écume,
Naquit le florilège qui traverse la brume.
J’entendis par mon cœur quand mes sourdes oreilles,
N’écoutèrent que les pleurs des octaves de fiels,
L’angélus de sirène libéré par tes lèvres,
S’immisça sous ma peau et me transmit la fièvre.
Résonance des sons diffusée par ton cœur,
Me brûlant de passion me comblant de bonheur.
Tel Ulysse à ce mat je me fis arrimer,
Mais l’appel de ta voix s’en vint me délier.
Et c’est bien en mendiant que j’arrivai à toi,
Tu me pris comme amant, prisonnier de tes bras,
O je t’aime mon amour et je veux le crier,
Envoler aux échos, cet aveu que je fais.
Mais au loin de ma plume je me fais moins loquace,
Je murmure ma tendresse sans paillettes et sans strasses,
Au secret de mes lèvres, survivent les baisers,
Qui se posent sans bruit sur ta bouche enchantée.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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