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Comme graine de fleur emportée par le vent,
S’envolent mes humeurs, pour semer doucement,
Sur une feuille blanche, qui d’un arbre engendrée,
Saura de ma louange supporter le tracé.
Alors je me dessine en quatrains décousus,
Quand ma plume chemine et met mon âme à nu,
De ses vers impudiques, elle me montre à vous,
Comme le frêle colchiques à la fin du mois d’août.
C’est devant ce miroir qui se reflète à moi,
Que se conte l’histoire, où je ne me mens pas,
Si certains de mes vers sembles biens irréels,
C’est au creux de mes rêves que je les sais fidèles.
Oui je suis, je le sais, fabuliste et enfant,
J’imagine les prés et me roule dedans,
D’un oiseau fait de lettres, je perçois la chanson,
Je refuse de perdre mon cœur pour ma raison.
Mais alors en ce monde je suis bien démuni,
Je refoule la ronde d’un troupeau de brebis,
Qui entament en cœur sous le joug du berger,
La chanson où se meurt la sainte liberté.
On me dit atypique on me dit rêveur fou.
Je n’ai de la logique ni le sens ni le goût,
Tout au fond de mon monde, celui que j’ai créé,
Je laisse vagabonde ma seule réalité.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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