|

Mes parents seraient encore présent, à mes côtés mes deux frères
Je m'attendrirais devant maman beurrant ma tartine
Eviter les luttes avec les frangins, rester tendre et spontanée
Sur le chemin de l'école, je courais vers les copines
La cloche du village à mes oreilles retentit
Pour combler mon appétit, ma faim, j'étais pressée
Je me précipitai vers cette modeste cantine
Guettant ce déssert du jour, j'étais souvent dans les premières
En avant la bande d'amies, on faisait vraiment les coquines
Toujours prêtes à montrer la face de notre caractère
Et en fin de journée, seize heures trente alléchée par l'odeur
D'une tarte et de mon chocolat brûlant
Bonheurs immédiats de ma jeune candeur
Goûter tant attendu et si appétissant
Je vous demande pardon si ce matin mes rimes sont pas si riches
Mais ce sont mes souvenirs, mémoire sans grisaille
C'est l'image de mon passé, c'est un peu ma poésie fétiche
Un peu de regrets hélas, mais ça reste mon cheval de bataille
|