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Et je tendais la main, le doigt vers le soleil,
Espérant que ton cœur, vienne s’y déposer,
Me chantant le refrain, de la douce hirondelle,
Déposant ses bagages et cessant de migrer.
Je te savais sauvage je te savais rebelle,
Je voulais par amour enfin t’apprivoiser,
Je refusais la cage, pour entraver tes ailes,
Mais te tenir au jour de mes plus beaux baisers.
Je t’appris doucement, en découvrant la femme,
Qui dessous ce plumage se voulait si discrète,
Je devins ton amant, me brûlant à tes flammes,
Consumant le mirage, je te savais parfaite.
Alors je regardai au-delà du miroir,
Ce reflet non fardé, de ma composition,
Et je me défendis d’offrir à ton regard,
L’image maculée de tant d’imperfection.
Au chemin du mérite de t’avoir rencontrée,
J’ai contracté la dette de tellement d’indulgence,
J’aurai toute la vie pour pouvoir rembourser,
De par mon âme offerte, à toi sans défaillance.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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