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S’ils sont des tracés quelque peu chaotiques,
Je vous parle du mien, pas si mal, en son genre.
De la ligne droite il s’écarte et méandre,
Pour suivre un chemin beaucoup plus atypique.
J’avais de la vie, reçu bien des atouts,
Je ne savais pas quelles règles, avait ce jeu,
J’étais bien naïf lorsque je croyais ceux,
Qui disaient agir pour mon bien avant tout.
Sorti du cocon, je déployais mes ailes,
Et je m’envolais pour découvrir les gens,
Mais ils me tirèrent comme on tire un faisan,
Je dus me cacher sous une armure de haine.
Ainsi protégé je volais bien moins haut,
Et je criais fort pour qu’on m’entende loin,
Mes mots enjôleurs, pouvaient être venin,
Sitôt que mon cœur se cachait de vos maux.
Pourquoi cette terre admet-elle les poètes ?
Repeignant en noir la couleur de leur mots,
Bâillonnant sans fin le plus pur des propos,
Censurant leur âme n’écoutant que leur tête.
Dans ce monde sourd mieux vaut être muet,
Aveugle, insensible et privé d’odorat,
Chacun de nos sens devient bien maladroit,
Si peu qu’il exprime la simple vérité.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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