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L'Egocentrisme

le mardi 09 janvier 2007, à 17:10. Posté par Frantz


    Non, laisse-moi en paix, ils sont mes freres, je les aime
    Ils sont mes compagnons de routes fatidiques, le fil dur
    De la robe de mon coeur enchevetre de magie
    De peines, de miseres, de tractations de toutes sortes
    Quand le froid gourmand des lumieres sombres
    Me barre sur le sentier mystique des reves sadiques
    C'est a eux que je me refere pour degourdir ma crampe
    Et le teint fievreux de mes blessures, et la fontaine amere
    De mes constats faits aux couloirs fantastiques et brefs
    De l'avarice assourdissant des vautours, et des dieux
    Perdus dans l'espace ambiant de grandeurs hysteriques
    Ils sont mes freres d'armes, des collegues au coeur sensible
    Tremplin pour surmonter l'audacieuse rampe de l'amour
    Voila en tout ce qu'ils sont pour moi, ces braves dont tu refuses
    A mon coeur d'aimer comme le sang de sa nature, de son etre
    Oui, ils sont effectivement l'autre moitie de moi-meme
    Comme le ciel l'est pour la terre et la terre pour la mer
    Et comme la mer pour les etoiles et le tout pour la vie
    Quand le vertige m'impregne ils sont le clairin qui me ressuscite
    De la mort sans nom et sans visage; oui ils sont l'espoir
    De ma requete teintee de sang reconciliateur, de sang aimant
    Le foire perpetuel de mes pensees, de mes defaites, de mes victoires
    Les sentinelles veillant sur le muscle de mes larmes incessantes
    Les mentors du regne infini de l'amour pur, vrai et net
    Ils sont les amants de la marbre glacee de mes miseres
    Les justiciers de ma demeure violee, obstruee, bifurquee, calcinee
    Les geants pour un monde de paix, d'amour et de courage
    Ils sont l'ame de mon monde a cheval, de mes nuits decousues
    Le nectar calmant mon coeur sous l'inconscience des haines
    Les temoins de mes phrases estropiees sur des feuilles pleurantes
    Humiliees, vilipendees, releguees dans la nuit opaque de l'oubli
    Ils sont moi et meme plus moi que la sueur de mes deux paumes
    Rien ne saura me separer d'eux ni oter ma plume de leur milieu
    Ni ma voix autour des leurs ni mon ombre sous leurs empreintes
    Il sont l'encre de la plume de ma vie
    Ils sont moi, oui bien moi ... Mes poetes .

    Frantz Le beau



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