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Et je déposai mes lèvres sur la tête d’un oiseau,
Je lui confiai le message qu’il l’emmène aux quatre vents,
Se perdant dans les nuages il survola l’océan,
Pour y retrouver la grève de la fille du ruisseau.
Je lui confiai le message qu’il l’emmène aux quatre vents.
Mais le monde fut bien vaste et les grèves si nombreuses,
Il se repéra aux astres et suivit les nébuleuses,
Son attitude fut sage il vola persévérant.
Mais le monde fut bien vaste et les grèves si nombreuses,
Il se perdit en chemin et sa peine fut cruelle,
Il se devina l’écrin de mon amour pour ma belle,
Il en oublia les fastes son humeur devint houleuse.
Il se perdit en chemin et sa peine fut cruelle,
Une larme vint perler roulant le long de sa joue,
Il fut si désemparé, se sentit couvert de boue,
Car il sut, là, mon destin au déploiement de ses ailes.
Une larme vint perler roulant le long de sa joue,
Elle alla se déposer sur le sable de ta grève,
Et tu pus y déceler le message de mes lèvres
A cet oiseau tu crias mais jamais il ne sut d’où.
Elle alla se déposer sur le sable de ta grève,
Ne s’accordant pas de trêve, revint vers toi mon oiseau,
Non ce ne fut pas un rêve car il te vit de là-haut,
Il put enfin t’approcher avant que le jour n’achève.
Ne s’accordant pas de trêve, revint vers toi mon oiseau,
Il te dévoila l’amour protégé par son plumage,
Et mes mots de troubadour, purent te rendre mon hommage,
Et tu déposas tes lèvres sur la tête d’un oiseau.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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