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Janvier se pare de la pluie, la neige a quitté son rivage,
Février tend à l’agonie, il en a dégelé ses pages,
Mars quant à lui n’est au printemps, que l’ombre d’un vieux souvenir,
Avril recherche le serment d’une nature qui soupire.
Mai s’en revient du devenir, lointain jadis de ses beaux jours,
Juin nous promet un avenir, mais il s’essouffle il se sent lourd.
Juillet trépasse sous le plomb, d’un soleil qui na plus de loi.
Août se recouvre et se morfond, quand cette pluie sur lui s’abats.
Septembre est privé de ses fruits, qui n’ont pu croître au fil des jours,
Octobre cherche le répit, mais il n’en sait plus les contours.
Novembre alors secoue aux arbres, des feuilles toujours accrochées,
Décembre vaudrait céder sa place, car il n’a plus de vérité.
Mais où sont passées les saisons, qui jalonnèrent mon enfance ?
Est-ce la terre qui dit non, à notre folie décadente ?
Ets-ce le point de non retour, qu’aujourd’hui nous avons atteint ?
Les hommes sont-ils devenus sourds aux cris de la terre qui s’éteint ?
Lisez bien vite cet écrit, car il n’est pas sûr que demain,
Il connaîtra encore la vie, il pourrait s’éteindre soudain.
Restera-t-il encore un arbre, pour me fournir le papier
Sur lequel laisseront les bardes, leurs mots à la postérité.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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