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Battement d’ailes
Il était là, non loin de moi.
Je le regardais dans les yeux
Sans savoir ce qu’un papillon voit.
Nous étions tous deux silencieux,
Moi, assis sur un banc
Lui, posé sur ma main.
Nous restâmes à nous regarder
Sans bouger, à respirer le temps
Qui me parut sans fin...
Cocon de volupté.
Puis, d’un léger battement d’ailes,
Il s’éleva dans l’air,
Hésita un moment
En un lent carrousel
Avant d’aller, pépère,
Butiner une jolie primevère…
Avec pudeur je me suis éloigné
Pour apprendre à la télé
Qu’un tremblement de terre
Avait frappé la Chine…
Naej janvier 2007
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