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La mort
Viendra un beau matin,
Le printemps éperdu
Poindra à ma fenêtre ;
Un grand soleil déchu
Réchauffera les êtres.
La mort
Dans sa griffe ma main,
Un dernier mouvement
Comme un dernier je t’aime
A la vie qui me ment,
Au rire des enfants.
La mort
Mon dernier examen,
Passé un beau matin,
Et qui me soustraira,
Au son banal d’un glas,
A la femme qui vient,
Qui croyait le poète éternel sous la Lune ;
Au rire des enfants que la mort importune,
Au désert de l’amour, à l’infini des dunes,
Où j’aurai cheminé dans les pas d’une brune.
20 janvier 2007
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