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Bonnes vacances l’abbé
Ton départ vers le ciel annonce des froidures,
Compagnon de souffrances au parler rocailleux,
Tu seras plus au chaud dans ton manteau de bure
Au milieu des enfants, les amoureux de Dieu.
Ne t’en fais pas l’abbé les tiens ont bien compris
La leçon du passé pour l’instant, pour un temps,
Il faudra tout de même veiller sur tes amis
Les gueux, les misérables au-delà du printemps
Car les gens de ce monde ont mémoire fragile
Ils pensent aujourd’hui qu’il fera bon demain
Et leur âme efface de façon trop agile
Les choses qui les gênent d’un revers de la main…
Fais de bonnes vacances auprès de notre Dieu,
Amuse-toi un peu, tu as tant travaillé
Mais gratouille les pieds et fais ouvrir les yeux
Des grands qui ont promis mais n’ont encor rien fait.
Les petits qui ont froid sont venus sur ta tombe
Pour dire encore, une dernière fois,
Un merci à l’ami qui a pris sous son ombre
Leur misère, leur cri, en leur donnant l’espoir.
AE 26 01 47
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