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De cette aube incrédule un nouveau jour est né,
Il témoigne en ce monde qui me tient loin de toi,
Qu’au cadran des pendules je me sais renié,
Elles entament la ronde, me laissant sous mon toit.
Et je les dévisage tout en tendant la main,
Quémandant la clémence de vouloir m’emporter,
Aux secondes volages s’éloignant vers demain,
Et qui de ta présence semblent se rapprocher.
Je sens ceindre à mes pieds la chape de ciment,
Qui me soude aux instants, de ce temps arrêté,
Je voudrais l’éclater, m’envoler simplement,
Par-delà les tourments, qui me tiennent emmuré.
Alors sous mes paupières, je déroule l’histoire,
Je la laisse vers toi m’emmener par le vent,
Aux ailes des chimères je prête un peu d’espoir,
Et mon cœur en émoi t’approche doucement.
Aux caprices du songe, j’impose ton image,
Et je peux respirer ta fragrance féline.
Je fais de moi l’éponge, qui prend à ton visage,
Cette larme versée que soudain je devine.
A mes pleurs se liant, elle meurt sur la plage,
Dessinant la marrée d’une vague d’amour,
Qui en se retirant, dévoila au rivage
La douceur du baiser, que je t’offre en ce jour.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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