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Ce soir encore, le regard au lointain,
Je recherche en mon sein le flot des souvenirs,
Mes yeux implorent, ils observent l’écrin,
Qui protège si bien le feu de mes soupirs.
Une onde d’or tisse le parchemin,
L’entourant de dentelle au plus profond désir.
Dans cette amphore où je plonge la main,
Sont cachés les pastels dont je vais me servir.
Je m’évapore dans un songe divin,
Butinant les images de nos plus beaux moments,
Je les explore les ressasse sans fin,
Les dépose en nuages sur ma toile d’argent.
Scellant mon corps à la douceur du tien,
Que d’une ombre je couvre protégeant ta pudeur,
D’un trait plus fort je sillonne nos reins,
Qui succombent et découvrent une douce chaleur.
Mon cœur se tord déformant le dessin,
Qui ondoie et résiste a ses coups répétés,
Mais je l’endors le lissant au fusain
Et mes doigts se décrispent aux draps que j’ai froissés.
Déjà l’aurore me cache le chemin,
Qui vers toi cette nuit voulut bien m’emmener,
Je la déplore déposant le dessin…
Et je traîne le pas vers ma chambre à coucher.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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