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Une aube de lumière est venue ce matin
Quand ma douce marinière m’a offert le refrain,
De l’amour du fond d’elle se voulant un cadeau,
Que sa plume si belle traduisait par ces mots.
Je m’enchante et m’enivre de les lire un à un,
Et je me sens revivre en ces mots je retiens,
La couleur de son âme venant me déclarer,
La douceur de sa flamme qui vient me réchauffer.
Alors sous mes paupières renaissent les lueurs,
Des souvenirs d’hier où je sentais ton cœur,
Venant battre à mes tempes la sonate d’amour,
Qui du corps de l’amante révélait le velours.
Et plus loin dans mon rêve je vois briller tes yeux,
Je m’y perds et j’achève de me sentir heureux,
Je t’embrasse d’amour, me perd dans tes cheveux,
Redoutant le rebours du rêve merveilleux.
Mais hélas bien hélas je reviens doucement,
Et s’envole la grâce de si jolis moments,
Je retiens une larme qui veut naître à mes yeux,
Car au loin de ton charme je me meurs peu à peu.
©Stéphane Borrell Sabam 2006
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