|
Marcek(*) a de l'esprit, nous le savions,
Qu'elle glisse en de délicats fumets
Qui de nos séants partent en fumée.
De la vache bien plus que de l'avion,
L'air est enfumé, l'air devient poison.
Mais nos maîtres gardent froide raison
Qui nous pondent maintes règles nouvelles !
Ornons nos jardins de belles poubelles !
Certes, l’industrie est une innocente
Qu'aucune ex-croissance jamais ne tente,
Souffrant calomnie d'immondes péteurs;
Le vent, le vent léger, le vent joli,
Seul porte faute selon ces rhéteurs !
Les affamés ont le cul bien poli
Aussi, ayons comme eux le ventre creux,
Car quand règneront famine et disette
Alors, l'économie, l'écologie,
Dont les vilains seuls portent la casquette,
Feront ménage avec la biologie !
Gueux non péteurs, soyez les nouveaux preux !
Ne doutez pas du poids de votre rôle !
Cessez d'assaillir le frémir du nez !
Entre le cassoulet ou le pétrole,
A Bocuse préférez Péchiney !
(*) une amie poétesse, fine gourmette, voir son site en lien.
|