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La sagesse suprême est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre du regard tandis qu'on les poursuit.
William FAULKNER.
Humeurs.
J’ai rencontré une rumeur,
Fort sympathique, avec ses fleurs.
Nous avons fait un bout de chemin,
Tout simplement, main dans la main.
Puis, je fis connaissance de sa sœur.
Dés que je l’ai vu, elle m’a fait peur.
J’ai changé, bien vite de trottoir,
Pour garder, juste, un peu d’espoir !
J’ai aperçu un « on dit ! »
C’était, je crois, un samedi.
Il flânait sur ma route,
Semant çà et là, l’amertume et le doute.
Invisible et fuyant,
Il pourrissait la vie et le temps.
Rien n’oblige le ciel à être beau,
Ni le soleil à briller comme il faut.
Encore moins, que le rythme des saisons,
Donne des mots à ma chanson.
J’ai croisé, un beau matin
Quelques paroles en l’air.
Elles ne faisaient guère mystère,
De leurs amours, de leurs chagrins.
Se permettant une pirouette,
Si le vent frappait leurs girouettes.
Tu ne m’aimes pas,
C’est ta solitude que tu détestes.
Une réalité, qui te prend le bras,
Mais que tu fuies comme la peste !
Je me ballade avec une idée,
Tous les deux, nous allons au marché,
Vous savez , place de l’humanité !
Pas grand monde, en ce bel été.
Devant les étales vides,
Je perds, soudain l’équilibre.
Nous mourrons elle et moi,
En cherchant un pourquoi,
Sans réponses certaines,
Mais libre de nos choix.
Chacun s’accroche à sa peine,
A cette ration de survie,
Et on dégueule sa haine,
Sans trop savoir ce que l’on dit !
J’ai partagé un sentiment,
Il n’en reste qu’un nuage dans le temps.
Elle était là posée,
Fragile passion !
Mais, trop de questions,
La firent s’envoler,
Vers d’autres épaules où se reposer.
On ne mérite que l’amour que l’on donne.
Vincent
( Peinture de Sylvie Lebrun )
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