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Je voudrais..parler de notre temps
Qui depuis longtemps
N'est plus du temps
Je voudrais..parler de ces fois
Rares, comme la joie
Où on a eu le droit
A un moment, à un endroit
Pour fuir et rire à haute voix
Maintenant, que tu n'es plus là
Je me sens de plus en plus las
De ces hasards sans joie
Sans clémence et sans loi
Dans ma solitude, je te revois
Rire comme autrefois
Autour de toi
Toute ta famille
Toutes tes amies
Toute la vie
Et soudain..
Tes rires se sont éteints
Seule, dans ta maison
Face à ta maladie sans guérison
Et quand on t'a emmenée à cet hôpital
Tu y allais de plus en plus mal
Quand, tu as vu tous ces malades,en urgence
Qui agonisaient.. dans la négligence
Qui mourraient.. dans l'indifférence
Tu as refusé de voir
Tu as refusé de croire
Faute à ton bon coeur
Tu as capitulé, devant ces malheurs
Il était tard, quand je suis venu
Il était tard, tu ne m'as pas reconnu
Il était tard, tu ne parlais plus
Je voudrais..parler de ces retards
Qui ont fait mes cauchemars
Je suis de plus en plus las
De ne pas pouvoir, être là
Loin, je n'ai pas cru
Que soudain, tu ne serais plus
Dans ma longue attente
D'un lendemain meilleur
De joie et de bonheur
Je t'ai perdue, ma tante
Je m'obstine à réfléchir
Si tu pouvais revenir
Rien que pour un instant
Pour te demander pardon
Pour mon obligatoire absence
A tes moments de souffrance
Seule, dans ta tombe
De jour ou quand la nuit tombe
A Dieu, je demande une exception
A Dieu, je demande une compensation
Que mes prières
T'apporteront une petite lumière
Comme il est dit
Qui te guidera au Paradis
Almostakbil
A la mémoire de mon amie et ma défunte tante
"Nous sommes à Dieu, et à lui nous retournons"
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