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Fille de joie
Tu traverses la rue, tes yeux d'une badaude,
Oubliant tes fesses que chavire le vent.
Ta poitrine se meurt, ni coucher ni levant,
Buvant la nostalgie naissant dans tes nuits chaudes
Tu es la musique sans chanson ni sarode...
Artificiels, tes mots sont loin d'être savants.
Ton masque te porte, ô mousse sans savon!
Tu es ce fol arbre, la forêt qu'on dérode!
Ton sexe fut loué tel plaisir pour cet homme
Qui misa pour jouer à ton corps de gomme!
Tu ratures tes jours que réveillent les aubes.
Ce soir, nouveau client, t'imposa son humeur.
Ton destin le servit, tu fus femme sans robe!
Crie, ô jolie fille! De nous sort ta douleur!
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