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Torture
Enlevez-lui le baillon
Sa naissance de voix libre
Qu'errance qui l'enivre
Joie sans chaîne ni maillon
Otez-lui sitôt la cagoule
L'oeil adore sa vision
La beauté fuit la prison
Tout est Bas! s'écrie la foule
Brûlez donc ce chiffons sale
Ce noir tissu qui vous prie:
Epargnez la bouche qui crie
Aux dents affamées qui râlent
L'Homme devient électrique
Ô cellule qui électrise
L'âme puis la paralyse
Ne sois bourreau diabolique
Le Pouvoir visage faible
Sort de nuit comme la taupe
Humaine! vile salope!
Hors coeur il meurtrit ses cibles
Dans un sac ce détenu
Ô coeur bandé qui s'exile
Douleur d'un futur asile
Serait-il bien revenu
L'Histoire s'écrit en rouge
D'une plume barbelée
Au sang qui avait engueulé
Le taureau grenouille qui bouge
Le cimetière en fleurs chante
A vie la révolution
Car l'homme est l'ébullition
Qui l'enflamme qui le hante
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