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La fausse blessure
Ce soir la Radio s'amplifie
Du Moyen Orient les cris sont
Déchirures sous mille sons
Douleur que le Mal justifie
Seule la Terre se connaît
L'Homme s'est créé son Histoire
A son insu d'un voeu dérisoire
S'imagine la Carte Innée
L'Homme vomit son paroxysme
Le rire devient ce grand feu
Le sourire coup dangereux
Sa bêtise pue sous mutisme
Tel un conquérant sourd perdant
L'Homme s'invente ses miracles
Délirant dans un vicieux cercle
Se tuant seul sans coeur ni pardon
Les tournois de guerre sans coupe
Se jouent en fleuves noirs de sang
L'Histoire que fausses leçons
N'est plus visible sous la loupe
La femme gémit l'enfant pleure
Le père est mort la guerre est là
Le Gouverneur meurt sans celà
Il créa d'un jeu des feux de leurre
Soldat est notre bel enfant
Quand est-ce la prochaine guerre
Toujous nous voit rieuse la Terre
Enterrant l'ironie des tyrans!
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