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Air Poétique
Oreille creuse fut mon vers se soufflant l'écho
De son âme évidée de la beauté des muses
Dès lors je me trouve rimailleur qui m'amuse
Tel un locataire perdu dans les locaux
Quand ma muse surgit j'entends ses tons vocaux
Que je poétise Nus pour l'oreille qui accuse
Le poète d'épouser le son faux de sa ruse
Nous est-il utile d'aimer ce statu quo
De là j'envoie le mot que je choisis simple
Car ma folle poésie se veut être humble
Le précieux rare mot se lit du simple mot
Je me demande si les muses sont mortelles
Sans elles ma vie fut l'heure vivant mes maux
Ô Poésie chante encor Heureuse Universelle
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