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La paix
Aimons-nous tels Nous
Soyons de belles colombes
Ni feu ni coûteau
Pourquoi tant de larmes
Pourquoi des jours sans raison
Ni bonne saison
L'orphelinat pleure
Noir le veuvage saigne
Et la terre tourne
Quel pauvre cet homme
Jouant des moceaux de feu
Se blessant lui-même
Ô paix étreins-nous
Notre douleur monte au ciel
Priant ta colombe
Ecoute le sang
Jaillir de partout de nous
Son lourd cri détonne
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