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 D'une poussière d'étoile s'est ouverte la fenètre qui l'a fit plonger
Comme un éclat d'abus
Souvent pour s'en amuser
Loin de tout slérail
Elle revient, toujours plus belle
Murmures, légendes à l'odeur du passé
Vague à l'ame au coeur court-circuité
La légende, sa légende descend
D'un désert sans fin s'en renaît Pharaon
Porté par un vent nouveau qui ne souffle que le soir
Quand pleurent les étoiles
Il est là, Pharaon, père d' Egypta
Avide des savoirs que l'on ne controle plus
Embrassant le ciel, désespérant lourd
Sondant nos gouffres amers de civilités
Il regarde,observe et écoute
Nos folles arabesques d'un globe détraqué
Du désert enfin s'en renaît Pharaon
Comme un voyageur d'ailleurs et toujours indolent
Ivre d'or et de puissance que l'on ne contrôle plus
S'est ouverte sa fenêtre au fil de nos abus
Exilée sur nos sols de crachats désuets
Egypta s'en renait!
Dans un parfum de menthe douce
Une belle histoire s'est envolée
Une nouvelle pyramide à édifier
Lointains regards des outre-tombe
Quand l'animal fut vénéré
De tous ces textes qui la racontent
Tous se conjuguent aux temps passés.
UNE FOIS, il fut commencé l'histoire
Où tant de siècles ont chavirés
Des profondeurs de ces abimes
Coule le Nil aux sources sacrées
Que bien des larmes de crocodiles
Ont adouci le goùut salé
Buvant à ne plus savoir s'en arrêter
Egypta s'en imbibait
Inondant les sables d'aspect lunaire
De toutes ces dunes imaginaires
Nous chuchotant ses mondes
Où la fertilité abonde
Métissant ses enfants couleurs de miel
Odeurs d'encens sous le soleil
Vagabond entre deux mondes
Quand l'archange tout en douceur
Du noir fit une couleur
Que deviens-tu Egypta des slérails
Le sacré en éveil pleure toutes tes agonies
Que l'on vide tes tombes
Comme on vide une noix
A trop déranger Pharaon
Ils ont ouvert une voie
Alors,quand viendra mon dernier jour
Bien loin de vos nuées de chagrin
Dégringolant en cascades de vos yeux
Pharaon le bien nommé me portera
et guidé par
Sa seule envie je m'enfuirai de ce globe hostile
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