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Le Temps des Grandes Marées

le mardi 20 février 2007, à 15:11. Posté par patrick


    il est loin déjà, le temps de mes grandes marées
    Où sur le sable fin , nous cherchions des galets
    Quand le soir, près du bivouac, le ressac s'entendait
    Nous étions si jeunes, bien loin des futures anxiètés.

    Depuis ces temps jadis, tant d'heures se sont éffondrées
    Et les falaises de Douvres, un peu plus se sont éloignées.
    J'entends encore le bruit du vieux caboteur d'Anselme
    S'éloignant du quai, franchissant les passes au petit matin blème.

    Plus de bruit de criéée et de cohue des retours de pêche
    Les femmes ne vont plus, place d'armes y rencontrer les matelots
    De ces temps mémoriaux,même la place du marché a été rebaptisée.
    Non on ne vit pas avec le passé , on me l'a trop de fois rabâché.

    Le vieux sémaphore aux peintures décrépies ne brille plus la nuit
    Il était si beau en pleine lune ou embrumé les soirs de crépuscule.
    Même la maison des pêcheurs, grouillante de vie ne pousse plus un cri
    Le bistrot de la Suzette, et ses soirs de guinguette, lui non plus n'est plus.

    Il se fait si loin ces soirs de grande marée
    Où l'on courait dans des flaques de mer y trouver des moules
    Les bouchots ne sont plus,délocalisés chez les Hollandais
    L'ironie du sort, chez les Batave, eux qui n'en mangent jamais

    Que nous reste t-il en bordure de nos plages ensablées
    Que des résidences dites secondaires sans humanité
    Des commerces saisonniers, de souvenirs et de petits jouets
    Des restaurant fruits de mer ,où l'on sert du poisson congelé

    Et oui, j'allais oublier,on y trouve maintenand les rejets du monde
    Des hommes ou des femmes d'Afrique ou d'Asie tout pétris d'humilité
    Plein de leur souffrance qui se lit sur les rides de leur figure
    Mais ces gens nous apprennent qu'ils gardent la souffrance pour eux

    Prisonniers des barrières de la misère, la pire des prisons
    Plusieurs fois que je vous parle d'eux ,ils en valent la peine
    L'humanitaire se fait, ne pas fermer les yeux,si ça les aide un peu
    Car ils attendent eux sans cesse la bonne marée
    Qui les conduira en terre de liberté ,chez nos voisins Anglais

    Depuis le premier jour du premier mois où je les ai vu
    J'ai réalisé ce qu'était que l'éxode des masses
    Et le temps n'arrange rien,lis sont toujours aussi nombreux
    Fuyant le soleil de la misère pour les crachins de la LIBERTE
    Sans cesse et sans cesse au rythme des marées.
    Ressac après ressac vers les voisins Anglais

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Marie (Battementd'elle) le mardi 20 février 2007, à 16:48
J'ai tout simplement aimé ! ....

vs591 vincent le mardi 20 février 2007, à 22:50
le sage dit " Regarde le monde ! regarde toi ! qu'as tu fait pour lui ? qu'a t il fait pour toi ? La réponse est ce fragile équilibre de la vie ! " je reviendrai relire ce texte Vincent

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