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Semblable au jour sans heures
Délaissé sur la rampe obscure du temps
J'ai promené ma plume sensible et frêle
Sur le papier d'acier de vos flancs gigantesques, forts
Et mon encre en est sortie contente
Malgré peines, douleurs et incompréhensions
Semblable à un morceau de soleil trop chaud
Touche par une lune fraiche et révigorante
Ainsi je sèche mes yeux brouillards, enflés
Trop longtemps submergés, detournes
Par des artères enflammés, brulants
Emportés sous des pluies de feux
Artificielles, destructrices, nomades
Détrempées de tout sérieux et de toute humanité
Et
Je félicite votre grandeur d'âme
Ainsi que la cire qui vous retient côte-à-côte
Ce que je considère comme la plus grande expression
En fait de gens d'un même groupe, d'un cénacle
Là où des hommes se sont mis ensemble
Pour faire marcher la plume au de nom de la plume
Au nom de la poesie pure et nette
Que l'espace de ces temps de bouleversements
Ne soit pas considéré comme un alibi
Faisant obstacle au pardon le plus complet, le plus fraternel
Et que notre rétablissement ne soit la tente du nomade
Mais le foyer qui signifie que nous avons choisi
De vivre notre vie et de partager notre destin .
Frantz Le beau
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