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Ma louve une nuit, quatre saisons…
C’est en empruntant ce chemin escarpé
Que nulle carte ne signalait
Que je la vis allongée
Sur un nid, vert de mousse, épais…
Tandis que l’eau tonne son humeur
Dans le lit d’un torrent déchaîné
Je m’approche du nid le visage en sueur
Et je vois à son sein un nouveau né téter…
Je ne me souviens pas avoir été un jour
Aussi émerveillé, autant intimidé
Que devant ce tableau resplendissant d’amour
D’une louve blessée allaitant son bébé…
Quand soudain réveillé je relis ce poème
Je me dis en souriant qu’il est phénoménal
De construire la nuit un tel rêve bohème
Vivre quatre saisons sur ma Louve animale !
Naej janvier 2007
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