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Depuis deux cent trois ans
Apres le grand triomphe
De sa révolution
Anti-colonialiste
Anti-esclavagiste
Sans programme
Sans amis
Sans devant
Sans derrière
Elle croupit dans le noir
D'une débauche déprimante
D'une licence sans mesure
d'une audience anarchique
D'une misère sans contour
Et le jour et la nuit
Ne veulent rien dire pour elle
Midi elle ne voit plus
Minuit c'est encore pire
Discours pour déjeuner
Rancune pour évangile
Le soleil de son corps fait d'histoires et gloires
S'assombrit froidement sous son spectre grimacant
Elle pourtant qui était si tendre et généreuse
En faveur de la paix pour des peuples enclavés
Aujourd'hui elle végète sur le toit de la honte
Sans qu'elle soit en mesure de clamer sa vaillance
Effondrée, puis, contrainte
Par la haine des rebords
Rien ne reste de son âme
Que le chant tout plaintif
De son cher assotor
Et son ton de seigneur .
Frantz Le beau
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