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La plume paresseuse
Tant pis, ma plume ce soir, veut rester muette.
Elle n’écrira pas de belles choses secrètes,
De ces choses que j’ai tant rêvés, et si peu vu.
Tant pis, moi le faux poète, je m’avoue vaincu.
Plus tard donc, couchants de soleil multicolores,
Splendeurs matinales que le printemps amène.
Plus tard, rivière qui resplendit de reflets d’or,
Dans l’ombrage des châtaigniers et des chênes.
Au revoir, douleurs de mes amours passionnés,
Espoirs, doutes et peurs en l’avenir incertain,
Périples de cette vie, à peine commencée,
Que ma plume décide, de n’écrire que demain.
David Cathala
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