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Après la pluie, sèchent les larmes.
L’orage enfin s’en est allé, une aube nouvelle s’éveille,
L’ombrage triste de ces années, est remplacé par le soleil.
Vous avez eu bien du courage, vous mes enfants que je chéris
De savoir déjà à votre âge, lire les méandres de la vie.
Vous qui n’avez cherché de tort, à utiliser en chantage,
Même petits, vous étiez forts, ne vous cachant dessous votre âge.
Pourtant il vous en a coûté, de me donner droit au bonheur,
Me permettant de m’éloigner, vers celle qui a pris mon cœur.
Au pris de la séparation, sans condamner et sans juger,
J’ai eu de vous l’absolution, j’ai pu réapprendre à aimer.
Vous qui ne la connaissiez pas, vous avez su trouver en elle,
Les raisons qui faisaient mon choix, par vous elles devenaient plus belles.
Et quand au hasard d’un matin, vous avez appris que la vie,
S’épanouissait en son sein, vous étiez pour nous deux, ravi.
Loin de jalouser le petit, qui loin de vous verrait le jour,
Vous l’avez aimé et béni, par fraternité, par amour.
C’est du fond de mon cœur de père, qui bat pour vous en chaque instant,
Que sont issus ces quelques vers, qui vous disent, je vous aime tant.
Et cet amour est partagé, par l’autre moitié de ma vie,
Celle qui de loin veut vous aimer, autant qu’il lui en est permis.
©Stéphane Borrell Sabam 2007
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